Chapitre 2 : Ambiance & design
par M. RIBES

La Villa Haussmann son ambiance & design
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Les matières, les jeux de miroirs, laques noires et cuirs cendrés jouent avec l’espace, et effacent les volumes.

A cette modernité s’oppose la mise en scène théâtrale et colorée de tableaux et accessoires, d’époque ou revisités, de mobiliers aux formes sensuelles, de lustres, comme autant de prétextes à l’évocation de la vie parisienne du second empire.

L’implantation générale du rez de chaussée s’organise à l’identique d’un grand appartement bourgeois haussmannien,
Ainsi, à partir d’un axe longitudinal fort est créée une enfilade constituée de double portes, à panneaux et cadres d’esprit second empire desservant le hall de l’hôtel, un salon privatisable et un salon bar.

Cet axe est renforcé par un tapis minéral au sol, dallage en damiers de marbre blanc et noir, et par deux éléments décoratifs fermant la perspective :
Côté hall, un mur d’onyx rétro éclairé derrière le comptoir d’accueil,
Côté salon une cave à vin centrale, transparente et lumineuses.

Face à l’entrée,
Mis en valeur par une ambiance générale ombrée, un grand tableau de WINTERHALTER, représentant une scène intimiste de l’impératrice et ses demoiselles d’honneur suspendu au dessus d’un canapé de velours rouge
Au design sensuel donnent le ton.
La réception, en laque noire et bronze argenté se découpe sur un mur d’onyx rétro éclairé.
Le dallage noir et blanc du sol ouvre l’espace et oriente le visiteur vers le salon et le salon bar, enfilade rythmée par des doubles portes à panneaux et cadre de laque noire et des suspensions de cristal.

Isolé du hall par des parois gainées de cuir irisé, il conserve une transparence avec le salon bar, par une cloison de verre.

Il est ouvert sur le boulevard et la place par une extension en terrasse,
Le dallage noir et blanc en tapis assure le lien avec l’extension du salon.
L’ambiance est intime, chaleureuse, s’adaptant aux activités de la journée par un éclairage modulable, ou un buffet de petit déjeuner disparaissant derrière un tableau, vue monumentale de la salle de l’opéra Garnier, ou perspective du pont Alexandre III.
Au centre trône une cave à vins, découpant l’espace en autant d’espaces intimistes aux tonalités rouge, indigo et or.

Il reprend le vocabulaire et les contrastes colorés du rez de chaussée, dans une ambiance feutrée et intime, sophistiquée, ou les multiples reflets, de l’eau argentée et des revêtements.
Le caractère festif du second empire est évoqué :
par un lustre monumental et surdimensionné, en cristal de bohème, image virtuelle imprimée sur une cloison de verre et scintillant de mille leds aux teintes dorées.
Ce caractère festif est renforcé par un effet de lumière du jour ou effet nocturne par un jeu de rideaux argentés et d’éclairage théâtral rasant aux couleurs changeantes.
Les parties communes sont animées de grandes photos rappelant les expositions universelles, ou sont prétexte à la couleur et à l’humour
en revisitant dans le fitness des documents anciens de sportifs.

Les parties communes sont sombres, faisant ressortir la luminosité des chambres et pièces à vivre.
A l’image des galeries de portraits de famille, les circulations, sont rythmées par de grands portraits en pieds de personnages, encadrés de bois doré,
Les portes palières, à panneaux et cadres, massives, en poirier teinté noir,
Les moquettes, créées spécialement, expression de dentelle noire rappellent le caractère glamour de cette époque festive.

LA CHAMBRE, claire et lumineuse reprends dans un vocabulaire propre le jeu des noirs et blancs, des miroirs et verre laqué.
Face à une paroi de cuir argenté tendu, seule la couleur est magnifiée en tête de lit, panneau tendu d’un drapé de damas de soie, chatoyant, tel un rideau baissé de théâtre, dont les couleurs sont reprises sur de petits fauteuils de velours à boutons.